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Dr Vétérinaire Etienne Schepkens de Bruay la Buissière (62700)
Le sport colombophile est basé sur la sélection de manière à obtenir les pigeons les plus rapides et les plus performants. Pour essayer d'atteindre ce but et ainsi améliorer les performances, la
génétique ne suffit pas, il y a aussi la mise en parfaite santé des géniteurs, gage de l'obtention de jeunes vigoureux.
Dans cet article, je vais vous donner une méthode que j'emploie couramment en clientèle de manière à prévoir les problèmes qui peuvent survenir lors de l'élevage et vous parler d'une pathologie qui a bouleversé la
préparation de l'élevage : la circovirose.
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La circovirose est de plus en plus diagnostiquée dans nos colombiers. En 1998, les scientifiques parlaient de la pathologie colombophile de demain. Je crois que nous y sommes. Depuis la détection de cette maladie
en 1997 en Belgique et les recherches qui ont été menées à l'Université de Liège par Ing Duchatel et ses collaborateurs, l'approche de l'élevage du pigeon a été profondément bouleversée et c'est pour cette raison que
je vous indique d'appliquer une méthode aussi rigoureuse avant les accouplements et à la couvaison. En effet, le circovirus, tout petit virus, s'attaque à la bourse de Fabricius qui est un organe lymphoïde primaire situé
au-dessus du cloaque qui évolue avec le temps et qui est responsable de la formation de l'immunité humorale (anticorps) du pigeonneau et donc du pigeon adulte. Un non-fonctionnement ou un mauvais fonctionnement de cet organe
peut donner un pigeon plus ou moins immunodéprimé à vie..
Les symptômes de la maladie sont très variables d'un sujet à l'autre, en effet quand la maladie est présente dans une colonie, certains jeunes vont présenter une anorexie, une diarrhée incoercible, des
vomissements, un engorgement du jabot (" gave pleine d'eau "), d'autres un retard de croissance, d'autres rien du tout. Selon l'état sanitaire de la colonie, vont apparaître différentes maladies, on parlera
d'infections secondaires, telles que paratyphose, paramyxovirose, coccidiose, ornithose, coryza, trichomonose simplement parce que le pigeonneau n'a pas les capacités de se défendre contre ces maladies. Les vaccinations
seront moins efficaces.
Le diagnostic difficile encore il y a quelques temps parce que nécessitant le recours à la microscopie électronique s'est fortement simplifié grâce à la recherche. Maintenant, un simple écouvillon du cloaque
permettra de mettre en évidence le virus (test PCR).
Le traitement de la maladie doit tenir compte du fait que l'on ne sait pas tuer le virus. Les sujets chétifs qui de plus disséminent le virus seront éliminés. Le respect d'une hygiène et d'une propreté
maximales sera indispensable. Il faudra traiter une par une les infections secondaires et stimuler le mieux possible l'immunité défaillante, l'apport d'immunoglobulines peut apporter un soutien. L'interféron serait
intéressant à essayer mais est encore à un prix trop élevé pour soigner une colonie et serait uniquement réservé à un traitement individuel.
La recherche n'a pas encore permis de mettre au point un vaccin mais un budget a été alloué à cet effet. Espoir ?
La Paratyphose, la coccidiose, l'ornithose, le coryza, la trichomonose peuvent atteindre le pigeonneau. Ces sujets ont déjà été traités dans des articles précédents.
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