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par  José TAQUET
Maladies des éleveurs

Nettoyage et aération obligatoire ... 


 

Il s'agit d'une affection pulmonaire provoquée par une exposition répétée de l'organisme à des substances étrangères (dites antigènes). Ces substances sont contenues dans les déjections des oiseaux, mais aussi dans le sérum, l'œuf et les plumes.

Parfois maladie professionnelle observée chez les éleveurs de pigeons ou les volaillers en milieu agricole, il s'agit le plus souvent d'une affection du milieu urbain touchant les personnes qui élèvent des oiseaux pour leur agrément.

Les premiers cas avaient été décrits chez les éleveurs de pigeons et de perruches en 1965, mais bien d'autres oiseaux peuvent être responsables de la maladie : tourterelles, canards, faisans, dindes et poulets, de sorte que la maladie peut être une maladie professionnelle dans toutes les régions agricoles et aussi chez les éleveurs de pigeons ou les volaillers.

Le nombre d'oiseaux est très variable, mais un  seul suffit pour provoquer la maladie. Des études sur des associations colombophiles montrent que 6 à 21% des éleveurs exposés peuvent développer la maladie.

Quand ?

C'est au moment où l'on nettoie la cage ou le pigeonnier, en atmosphère confinée, que les poussières d'excrétas d'oiseaux ou de plumes sont inhalées par l'individu et pénètrent dans l'arbre respiratoire. 

C'est en général 6 à 8 heures après cette inhalation que les symptômes se produisent. Mais le patient ne fait pas le rapport entre la maladie et son passe-temps favori ou son activité professionnelle.

Les manifestations

La maladie se manifeste essentiellement sous 2 formes : aiguë ou chronique :
  • la forme aiguë ou récente
    se traduit par un ensemble de symptômes d'allure grippale avec de la toux sèche, un essoufflement, de la fièvre et beaucoup plus rarement des maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires.
  • la forme subaiguë ou chronique
    s'observe lorsque le contact est permanent. Il existe une toux souvent tenace, une fièvre légère, un essoufflement croissant, un amaigrissement parfois important et une fatigue inhabituelle.

Les éléments de diagnostic

Le diagnostic est soupçonné lorsqu'une personne en contact avec des oiseaux souffre de l'un ou de plusieurs des symptômes évoqués plus haut.
Après un examen soigneux, le médecin est amené à demander un certain nombre d'examens complémentaires pour affirmer le diagnostic. Ces examens vont comporter une radiographie thoracique, qui peut montrer des images caractéristiques, un examen sanguin destiné à retrouver des marqueurs spécifiques vis à vis de l'antigène en cause, la mesure du souffle pour évaluer le degré d'essoufflement ou dépister des troubles débutants.

Des examens plus approfondis sont parfois nécessaires pour confirmer le diagnostic et éliminer une affection d'une autre cause, en particulier une maladie microbienne contagieuse (Chlamydia, Psittacci).

Quel traitement ?

Le seul traitement vraiment efficace est l'éviction des oiseaux, qui peut être difficile pour des raisons psychologiques ou parfois professionnelles.

Dans les formes récentes de maladie d'éleveurs d'oiseaux, l'éviction est parfois suffisante pour guérir. Lorsque les symptômes sont importants ou la maladie évoluée, un traitement médicamenteux complémentaire est parfois nécessaire.

Tiré d'un article destiné aux colombophiles du Docteur M. Bourahla, 
pneumologue-allergologue à Cambrai.

   

 

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